C’était à l’occasion du lancement de la campagne nationale de promotion de la propreté en août denier, que le Président Sall déclarait en ces termes que «la propreté n’est pas seulement un défi au quotidien, elle n’est pas simplement un enjeu environnemental (…) elle est devenue aujourd’hui un combat national». Pour le président de la République, l’adoption d’une loi réformée sur l’hygiène publique est rendue indispensable si l’on tient au programme « zéro déchet ».

Ainsi, le fait de déposer, de jeter ou de déverser, d’abandonner en lieu public ou privé des liquides ou tout autre objet de quelque nature qu’il soit, y compris d’uriner sur la voie publique serait désormais puni comme en France, selon l’article R632-1 du code pénal modifié par le décret n°201.-671 du 18 juin 2010 en son article 4.

Mais la France n’est pas le Sénégal, où les toilettes publiques dans les marchés et les places publiques ou aux environs des arrêts de bus sont rares pour ne pas dire inexistantes. Ce serait le souci de tout citoyen de faire une halte dans les espaces toilettes pour soulager une envie pressante d’uriner. L’épanchement d’urine est un problème trop sérieux pour des verbalisations et des amendes si élevées allant de 10.000 Frs à 30.000 Frs (en France 68 euros pour le Pipi et 5381 verbalisations en 2017).

Donc quiconque sera pris en flagrant délit d’uriner sur la voie publique pour se soulager d’un besoin pressant ou par négligence civique, une sanction pécuniaire lui sera désormais appliquée : «il est prévu que toute personne qui urine sur la voie publique, soit punie d’une amende de dix mille (10.000) à trente mille (30.000) Cfa». Et « tout dépôt d’ordures à l’extérieur des habitations en dehors des espaces dédiés, est puni d’une amende de vingt (20) à cinquante mille (50.000) Cfa, et en cas de récidive, l’amende fixée au contrevenant est doublée»

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