La rue algérienne, se mobilisait depuis plus de six semaines, a été entendue. 

Le président algérien Abdelaziz Bouteflika a informé le Conseil constitutionnel de sa démission “à compter d’aujourd’hui” mardi, ont annoncé les médias officiels algériens.

M. Bouteflika “a avisé officiellement le Conseil constitutionnel de la fin de son mandat de président de la République” à partir “d’aujourd’hui”, mardi, indique un bandeau déroulant à la télévision nationale, quelques heures après la remise en cause par l’armée algérienne de l’autorité de la présidence.

Quelques minutes plus tôt, le chef d’état-major de l’armée algérienne, le général Ahmed Gaïd Salah, avait demandé que soit “appliquée immédiatement” la procédure constitutionnelle permettant d’écarter le chef de l’Etat du pouvoir, selon un communiqué du ministère de la Défense à l’issue d’une réunion de hauts gradés de l’armée.

Selon ce texte, l’armée algérienne considère non authentique le communiqué présidentiel annonçant le 1er avril la démission du président Abdelaziz Bouteflika avant la fin de son mandat, estimant qu’il n’émane pas du chef de l’Etat mais “d’entités non constitutionnelles et non habilitées”. “Dans ce contexte particulier, nous confirmons que toute décision prise en dehors du cadre constitutionnel est considérée comme nulle et non avenue”, poursuit le chef d’état-major, laissant entendre que l’armée pourrait ne plus se soumettre aux décisions venant de la présidence.

Le général Gaïd Salah, longtemps un fidèle du président Bouteflika, fustigeait ensuite “l’entêtement, la tergiversation et la sournoiserie de certains individus qui oeuvrent à faire perdurer la crise et la rendre plus complexe”.

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